Musique, Festival - Evénement

Sceaux

Un demi siècle de musique à l'Orangerie

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Infos pratiques

Renseignements et Réservations :

www.festival-orangerie.fr

Téléphone : 01 46 60 00 11

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Dans le bâtiment élégant et récemment rénové du Domaine départemental de Sceaux, dédié aux arts depuis plus de trois siècles, le Festival de l’Orangerie célèbre ses cinquante étés de musique de chambre.

La discrétion serait-elle gage de longévité ? On pourrait le croire, à suivre le demi-siècle de ce festival d’été, ni parisien ni touristique, mais désormais bien implanté au sein de la Vallée de la Culture des Hauts-de-Seine. Pour la qualité, la question en tout cas ne se pose pas : il suffit de feuilleter le livre d’or de l’événement pour confirmer que, depuis sa création en 1969 par le violoniste Alfred Loewenguth, bien peu de musiciens qui comptent ont échappé au charme du lieu, à son acoustique, à la mémoire de ses murs, et à ce public si particulier, connaisseur ou spontané, qui aime la musique de chambre et ne se rengorge pas pour autant. La direction artistique est aujourd’hui assurée par le pianiste Jean-François Heisser qui jouera d’ailleurs, en clôture et à quatre mains avec Marie-Josèphe Jude, Debussy – dont on célébrait l’an passé le centenaire de la mort – et une transcription faite maison de la Symphonie fantastique de Berlioz – mort, lui, il y a 150 ans (21 juillet à 17 h 30). Parmi les nouveautés de la 50e, une durée plus ramassée : commencé au lendemain de la Fête de la Musique, le festival s’achève avant le grand chassé-croisé des juilletistes et des aoûtiens… Il s’est également choisi deux musiciens en résidence : le compositeur Éric Tanguy, dont le langage musical résiste à la fois à la glace de l’avant-garde et au sirop à la mode d’antan ; et la pianiste Claire Désert, fidèle parmi les fidèles. « L’Orangerie sonne très bien, confiait-elle il y a quelques années, sa taille est idéale pour favoriser la proximité avec un public chaleureux, dans un cadre un peu informel : les gens sont décontractés, ils se promènent dans le parc, ce n’est pas un événement musical mondain et c’est très agréable. » Après avoir proposé, le premier week-end, un autoportrait romantique autour de Schumann, son compositeur de cœur, Claire Désert donne, le 20 juillet, une masterclass suivie d’un concert en duo avec le violoncelliste Gary Hoffman : Mendelssohn, Prokofiev, Brahms et Éric Tanguy. Depuis l’origine, le Festival de l’Orangerie accueille les grands et ceux qui le seront demain. Ainsi le jeune quatuor Hanson, en compagnie du pianiste François Chaplin dans un programme Mozart-Haydn (14 juillet à 17 h 30), succède-t-il à trois Jeunes Talents de l’Académie Jaroussky – le violoniste Boris Blanco, la violoncelliste Polina Streltsova, le pianiste Ingmar Lazar – dans un répertoire slave : Scriabine, Martinů, Bartók, Dvořák (12 juillet à 18 h 30). Parmi les stars, le pianiste Nicholas Angelich interprète Bach revu par Busoni, la seizième sonate de Beethoven, les Visions fugitives de Prokofiev et les Variations sur un thème de Haendel de Brahms (18 juillet à 20 h). Ou la pianiste Vanessa Wagner, qui propose une excursion singulière à l’un de ses plus anciens compagnons de route, le violoniste Augustin Dumay : la sonate de Guillaume Lekeu, celle de Richard Strauss, et Fratres d’Arvo Pärt (7 juillet à 17 h 30).

 Didier Lamare

 

 

 

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