Festival - Evénement, Musique

La Défense

Jazz l'esplanade

La Défense Jazz Festival, du 24 au 30 juin, ce sont sept jours sur le parvis, une vingtaine de concerts gratuits, le midi et le soir, pour se laisser surprendre par un jazz qui va beaucoup plus loin que ce qu’on imagine.

Au début, le jazz, c’était facile… Américain, plutôt black, c’était nettement ternaire, très improvisé et ça swinguait sur les standards du music-hall. Aujourd’hui, alors que d’autres musiques se sclérosent à force de ne pas se réinventer, le jazz se démultiplie pour dépasser à peu près toutes les frontières du genre. La preuve en live à La Défense Jazz Festival. Deux concerts le midi à l’heure de la pause déjeuner, les autres le soir après la sortie des bureaux, ce sont autant de voyages dans des contrées de plus en plus libres et de plus en plus métissées. À l’international, voire à l’intersidéral… Plutôt soul avec les Anglais de Mamas Gun, les Australiens de 30/70 et les Français de Human Beat et Kimberose. Influences hip-hop et world avec Raashan Ahmad, Theon Cross Trio et Underground System. Le jazz se fait progressif, électro ou fusion avec Matthis Pascaud Square One, Cykada et Gogo Penguin. Tapis persan et parfums d’Orient avec le trio d’Arshid Azarine et la star des métissages soyeux et colorés, le joueur d’oud libanais Rabih Abou-Khalil, en trio avec Luciano Biondini à l’accordéon et le percussionniste turc Jarrod Cagwin (mercredi 19 h). Le bassiste Stéphane Kerecki assure la French Touch avec Julien Lourau au sax, le pianiste Éric Legnini développe un projet participatif avec une quarantaine d’instrumentistes amateurs et de jeunes choristes (jeudi 18 h). Le week-end, deux gros concerts en soirée proposent un panorama musical là encore très métissé. Samedi à 20 h, le collectif américain Snarky Puppy et son projet Immigrance présentent, en première partie et en exclusivité, une création de musique gnaoua née l’année dernière au festival d’Essaouira. Dimanche, à partir de 20 h, la soul congolaise de Jordan Mackampa précède les reprises du légendaire Bill Withers par José James et les siens avant, aux alentours de 23 h, la venue sur scène en trio de l’emblème le plus lyrique de ce jazz aux inspirations transcontinentales : le contrebassiste Avishaï Cohen, en compagnie du pianiste Elshin Shirinov et du batteur Noam David.

La Défense Jazz Festival, c’est aussi le Concours national de jazz de La Défense : l’un des plus anciens mais surtout celui qui a su le mieux se renouveler au fil des décennies et des styles. Deux prix, groupe et instrumentiste, y sont décernés par un jury de professionnels, producteurs, tourneurs, journalistes. On scrutera la sélection des six de cette 42e édition qui passera sur scène en deux temps les lundi 24 et mardi 25 juin (de 18 h à 20 h). Elle en dira beaucoup sur les couleurs du jazz émergent d’aujourd’hui, celui qui s’installera sous les projecteurs demain.

 

 

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