Exposition - Conférence

Antony

Rêves

L'art arborigène et les territoires du rêve

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Infos pratiques

À la Maison des Arts d’Antony, une plongée dans les Rêves aborigènes et insulaires d'Australie. Jusqu’au 31 mars.

Les premières peintures et gravures rupestres de l’art aborigène australien remontent à 40 000 ans… Et la lignée est continue depuis, la plus longue de l’histoire de l’art, c’est dire si les héritiers des chasseurs-cueilleurs ont du mérite tant leur territoire a été bouleversé par l’arrivée en 1770 de l’homme moderne : un Anglais, James Cook, qui le déclare aussitôt terra nullius, n’appartenant à personne donc à lui et à la Couronne. On passera sur les épisodes suivants de la colonisation, de la spoliation des terres à l’assujettissement des survivants. Il existe donc un art aborigène – ab originibus, des origines, rien à voir avec des primitifs arboricoles… Un art ou une métaphysique ? Émanation du « temps du Rêve », qui n’est pas celui de Freud mais la traduction approximative de « l’immatériel », il est « l’ordre physique, moral, spirituel du monde » depuis sa création par les grands êtres ancestraux. Culture et transmission orales, art symbolique et didactique, intense et crypté, le Rêve renaît et se renouvelle à chaque œuvre, qu’elle soit pointilliste, circulaire, abstraite ou allégorique. Surtout depuis les années quatre-vingt, quand l’acrylique a peu à peu remplacé les sables colorés et l’intérêt ethnographique cédé le pas à l’émotion picturale – et il faut bien le dire à la spéculation qui va avec. L’exposition de la Maison des Arts d’Antony est rythmée en sections géographiques qui sont autant d’écoles selon nos étiquettes occidentales : art du Queensland septentrional, des Îles du détroit de Torres, de Kimberley, du Désert… L’invitation au voyage est irrésistible.

L'art arborigène et les territoires du rêve

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