Arts de la rue et du cirque

Cirque

Parasite, par le Galapiat Cirque

Parasites(c)Sébastien Armengol ,

Infos pratiques

Rageur, émouvant, dérangeant, Parasites fait partie avec Capilotractées, Boi et Marathon d’une série 100 % Galapiat répartie entre Bagneux, Châtenay et Châtillon.

Malgré ce que son nom pourrait suggérer, le Galapiat Cirque ne regroupe pas des galopins qui voudraient faire la nique au cirque à papa. Ce sont des furieux, des risque-tout, des inventeurs de formes en tension, en torsion, en suspension. Des artistes résolument d’aujourd’hui qui se sont rencontrés il y a plus de dix ans sous la mature du Centre national du cirque de Châlons-en-Champagne, et se sont soudés après un voyage initiatique et fondateur en Amérique du Sud. Parasites – gros succès au Off d’Avignon – ressemble à peu de chose, sinon aux images tremblées sur les écrans d’après les catastrophes. Un vacarme assourdissant, trois hommes en noir la tête prise dans des blocs de béton rampent et se tordent pour s’en défaire, dans une lumière de souffre, entre planches et tubes comme sous l’échafaudage du chantier d’un monde à reconstruire. La musique rock déferle, les accidents sont imprévisibles, les équilibres impitoyables, et les mots abondants. Car pour une fois, le cirque emmené par Moïse Bernier prend la parole. Un spectacle violent ? Oui, mais aussi, à parts égales, un spectacle de la compassion entre frères humains. Quelque chose de suspendu entre la potence de Villon et les abymes de Beckett… Avec en prime un « concert circassien » animé par l’Impérial Orphéon.

En Savoir Plus

Bagneux, Plus Petit Cirque du monde, Châtenay, La Piscine et Théâtre de Châtillon, du 9 au 12 novembre.Légende :

Rechercher dans l'agenda

Catégories

Annuaire des lieux culturels