Exposition - Conférence, Exposition - Musée

Issy-les-Moulineaux

Peinture

Peindre la banlieue, de Corot à Vlaminck, 1850/1950

HERVIER DE ROMANDE Paul Féval fils en barque sur la Marne, à Nogent sur Marne, vers 1890, huile sur toile, coll. Musée de NOGENT-SUR-MARNE

Infos pratiques

La vie de banlieue

Voici, dans la lumière du printemps, le second volet de l’exposition Peindre la banlieue, de Corot à Vlaminck, 1850-1950, préparée avec l’Atelier Grognard de Rueil qui en fit le premier accrochage, dans le gris de l’hiver. La comparaison saisonnière n’est pas gratuite, puisque la sélection et le dispositif retenus par le Musée français de la carte à jouer ajustent le regard sur cette banlieue qui, en un siècle, est passée de la campagne à la ville. En deux parties, la première pour cerner le terroir de banlieue comme une campagne qui délaisserait son destin agricole pour s’inventer un avenir de loisir, la seconde pour saisir, dans la pierre et le fer, l’extension de la ville aux côtés des cultures maraîchères. La banlieue « dé-nature » le paysage, mais pas seulement à coup d’industries qui fument et de poutrelles qui grincent. Ses usines feront long feu, ce qui était force vive est devenu patrimoine industriel. Ce qui reste de cette banlieue peinte par Marcel Gromaire, Hervier de Romande et Maurice Denis, c’est l’habitat, maintenant que les activités agricoles et les productions industrielles se sont éloignées, cercle par cercle, au-delà de l’horizon visible. Maisons de maître divisées en appartements, pavillons en meulière au toit de tuiles, immeubles gris profilés sous l’arche des ponts : telle qu’elle se métamorphose en peinture entre l’École de Fontainebleau et l’École de Paris, « la banlieue est surtout un lieu où l’on habite et où l’on vit ».

Peindre la banlieue, de Corot à Vlaminck, 1850/1950

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