Théâtre - Danse

Entretien

Anne-Laure Liégeois, metteur en scène

© DR,

Focus sur Anne-Laure Liégeois, metteur en scène mise à l’honneur sur plusieurs scènes départementales cette saison. Elle tient l’affiche avec d’hilarantes tragi-comédies contemporaines.

Le théâtre Firmin-Gémier La Piscine vous invite régulièrement. Quelle est l’histoire particulière qui vous lie à ce plateau ?
Anne-Laure Liégeois : C’est à Antony, au théâtre Firmin-Gémier, que j’ai fait mes premières classes au début des années 80. En animant des ateliers avec les comédiens du Théâtre du Campagnol, qui dirigé par Jean-Claude Penchenat, avait à ce moment là était promu Centre dramatique national de la banlieue sud et était basé à Châtenay-Malabry. Avec eux j’ai également joué des spectacles sur ces planches. Et puis j’ai noué des liens très privilégiés avec Marc Jeancourt, l’actuel directeur du théâtre Firmin-Gémier La Piscine, que je connaissais bien pour avoir participé au festival qu’il avait monté en Vendée, La Tournée Océane. Sur plus d’une quinzaine d’années, j’ai du dans ce cadre présenter une vingtaine de spectacles. Comme Marc est extrêmement fidèle, il continue à me donner sa confiance et à soutenir mes projets.

Que diriez-vous des deux créations que vous avez présentées en dyptique à la Piscine ?
A.-L.L : Nous avons déjà eu l’opportunité de présenter l’une des deux « L’augmentation » de Georges Perec à Châtenay. Nous la donnons cette fois-ci de manière différente. Dans sa petite forme (1h), jouée dans un espace réduit (les comédiens font tout assis derrière une table), c’est une autre pièce. Nous aimons beaucoup ce format qui, grâce à sa légèreté, nous a permis d’aller à la rencontre d’un grand nombre de spectateurs dont beaucoup était étrangers au théâtre. La performance des comédiens est époustouflante et la proximité avec les spectateurs joue à plein. L’autre pièce « Débrayage » de Rémi De Vos, a été créée deux ans après « L’Augmentation » pour continuer à travailler sur le monde de l’entreprise. Je voulais reprendre ce thème en continuant à l’aborder de la même manière : parler de ses difficultés par le biais du rire. Je trouve que c’est toujours plus terrible quand le tragique joue sur les ressorts du comique.

En ce début d’année vous avez également tenu l’affiche de La Comédie-Française- Théâtre du Vieux-Colombier avec Racine, vous répétez actuellement  en résidence de création au Théâtre de l’Ouest Parisien,  « Maison d’Os » qui y sera jouée fin mars juste avant d’être programmée au théâtre du Rond-Point, c’est une heureuse saison ?
A.-L.L : Je suis contente parce que nous jouons… En ce qui concerne « Maison d’Os », ici comme dans « L’Augmentation » et « Debrayage », se débattent aussi des patrons et des employés, ici comme chez Perec, les choses sont dites dans un éclat de rire, une féerie de mots, une fête de la langue. Ici comme chez Remi de Vos, l’heure y est grave mais faites de minutes passées dans un semblant de légèreté. Je suis heureuse de présenter cette pièce pour la première fois au TOP, scène mise à notre disposition pour les répétitions par Olivier Meyer. Décidemment je dois beaucoup aux scènes départementales. Je crois d’ailleurs pouvoir dire aussi, sans trop dévoiler les choses, que la saison prochaine, Marc Jeancourt nous invite à revenir avec le troisième volet de notre série élisabéthaine. Après « Edouard II » et « La Duchesse de Malfi », pièces qu’il a déjà accueillies, nous avons le projet de monter « Macbeth ».  
 
Marie-Emmanuelle Galfré

 «Débrayage » et « L’Augmentation » ont été programmées au Théâtre Firmin-Gémier La Piscine, 254, avenue de La Division Leclerc, Châtenay-Malabry, du 15 au 18 janvier 2013.

En savoir plus

«Maison d’Os» de Roland Dubillard, du 20 au 24 mars 2013, Théâtre de l’Ouest Parisien, 1, place Bernard Palissy, Boulogne-Billancourt, tarifs : de 27€ à 10€, tél : 01.46.03.60.44, www.top-bb.fr

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