Théâtre - Danse

Didier Bezace, metteur en scène et Directeur du Théâtre de la Commune, Centre dramatique national d’Aubervilliers

© Brigitte Enguerand,

« Que la noce commence », la nouvelle création de Didier Bezace, monte sur le plateau des Gémeaux à Sceaux.

Une pièce emblème, révélatrice de l’art et de la manière dont le metteur en scène et actuel Directeur du théâtre de la Commune aime faire du théâtre.

« Que la noce commence », la nouvelle création de Didier Bezace, monte sur le plateau des Gémeaux à Sceaux. Une pièce emblème, révélatrice de l’art et de la manière dont le metteur en scène et actuel Directeur du théâtre de la Commune aime faire du théâtre.
Vous avez développé avec la Scène nationale de Sceaux des liens privilégiés dont témoigne encore cette nouvelle création. Quel sens leur donnez-vous ?
Didier Bezace : Un vrai compagnonnage artistique a pris forme dans la durée. Françoise Letellier,  la Directrice des Gémeaux, fait partie de ceux qui ont soutenu mes projets de création. J’ai été invité sur ce plateau autant que les hasards du calendrier l’ont autorisé. « Que la noce commence » est emblématique de cette fidélité. Nous produisons le spectacle, le Théâtre de la Commune et le Théâtre des Gémeaux, en partenariat. Et je crois pouvoir dire qu’ensemble nous sommes très heureux de réunir autour de cette création, ma dernière création en tant que directeur du Centre dramatique national d’Aubervilliers, les communes du Nord de Paris avec celles de l’Ouest parisien.
Pourquoi avoir choisi, aujourd’hui, d’adapter ce film « Au diable Staline, Vive les mariés » réalisé par le roumain Horatiu Malaele ?
D.-B : Au cœur de cette comédie politique mise en scène par le film que j’ai découvert par hasard se cache un sens profond qui m’a incité à faire de cette création le signe de ma démarche artistique depuis le théâtre de l’Aquarium jusqu’à celui de la Commune d’Aubervilliers. Tirée d’un fait divers, l’intrigue impose l’ingéniosité populaire comme une forme universelle de résistance à toutes les oppressions et la pièce reste une comédie en dépit de son dénouement tragique. C’est aussi un hommage au théâtre populaire. Quand j’ai découvert « Au diable Staline, Vive les mariés », j’ai tout de suite eu l’intuition que celui qui l’avait réalisé avait quelque chose à voir avec le théâtre. Et c’était vrai. Horatiu Malaele est un grand acteur chez lui à Bucarest.
Avec dix-huit acteurs sur le plateau, « Que la noce commence » est une production en grand. Parlez nous de la distribution ?
D.- : Sur ce plateau sont réunis beaucoup de ceux qui m’ont accompagné jusqu’ici ; ces comédiens là sont mes compagnons et mes compagnonnes. Toute l’équipe technique artistique est également réunie. Et j’ai engagé Jean-Louis Benoît, auquel je suis lié depuis l’aventure du théâtre de l’Aquarium, pour travailler à l’écriture de l’adaptation dramaturgique. Que la noce commence » est un spectacle choral.


Marie-Emmanuelle Galfré

En savoir plus

Du vendredi 11 au dimanche 27 janvier 2013 Théâtre Les Gémeaux, Scène Nationale  tél : 01 46 61 36 67, www.lesgemeaux.com

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