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4 questions à Marc Fumaroli de l’Académie française

©CG92/Olivier RAVOIRE,

Marc Fumaroli, de l'Académie française est depuis plusieurs années le président du jury du Prix Chateaubriand

En tant que lecteur, pouvez-vous nous dire quelles sont les plus belles découvertes que vous devez à ce prix ?
Je dois dire que, chaque fois, j’ai eu le bonheur de lire au moins un excellent livre, le plus souvent celui qui a été couronné. Par exemple le recueil de critique littéraire de Michel Butor, ou la biographie savante et passionnante de Mme Vigée-Lebrun, le peintre favori de Marie- Antoinette devenu sous la Révolution, le Consulat et l’Empire, la portraitiste de toutes les cours du continent européen.

Sans entrer dans le secret des délibérations, les
débats sont-ils souvent serrés ? Vous souvenezvous d’une année où le choix a été particulièrement
ardu ?
Les débats sont en effet souvent « serrés ». L’un des affrontements les plus durs a porté sur le partage entre un excellent essai sur Stendhal, et la biographie de Mme Vigée-Lebrun qui l’a emporté.

Qu’est-ce qui peut départager plusieurs ouvrages ? Quels sont les points décisifs ?
Le prix est un prix d’histoire, et le jury est composé surtout d’historiens et d’historiennes. L’un des critères c’est donc la qualité scientifique, et l’autre critère c’est la qualité littéraire, le style.

La remise du Prix Chateaubriand a lieu à l’Institut de France depuis 2011, qu’en aurait pensé
Chateaubriand selon vous ?
Chateaubriand fut assez assidu aux séances de l’Institut, et surtout aux séances d’élections à l’Académie française. Je ne vois pas pourquoi il aurait élevé des objections contre la remise à l’Institut du prix qui porte son nom.


Propos recueillis par Marie-Pierre Ducol

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