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Patrick Pécherot : le sirop de la rue

Nanterre, la modernité contre la gadoue d'autrefois - CG92/OR,

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Les fantômes d’une vague librairie

Accoudé au parapet, on retrouve les goûts de l’enfance, l’encre et le papier déjà. Les romanciers de l’imaginaire : Jean Ray et ses Contes du whisky, Henri Vernes et Bob Morane, les légendes de Claude Seignolle, remonté de Châtenay en voisin. Les livres qu’on lisait quand on avait cet âge-là au coin de ces rues-là. Plus tard ceux de Jean Amila, qui s’appelait encore Jean Meckert à l’orphelinat de Courbevoie. Le boucher des Hurlus, par exemple : « un de ceux qu’on se transmet comme un secret », une écriture « noire comme le polar et la graisse à machine ». Au-dessus de la plaine de Nanterre, la modernité d’aujourd’hui fait des étincelles contre la gadoue d’autrefois. Celle de Max et les ferrailleurs – le grand livre noir méconnu de Claude Néron, introuvable autrement qu’en occasion et sauvé des eaux de la mémoire collective par le film de Claude Sautet. Avec Michel Piccoli, Romy Schneider, Bernard Fresson, Boby Lapointe, tout de même !

En savoir plus

Patrick Pécherot, Petit éloge des coins de rue
Gallimard, folio 2 €
Patrick Pécherot sur Internet : www.pecherot.com

Petite bibliographie sélective (tous disponibles dans les collections Folio et Folio Policier)
– la trilogie dédiée au Paris populaire de l’entre-deux-guerres : Les Brouillards de la Butte, Belleville-Barcelone, Boulevard des Branques.
– Une enquête dans les tranchées de 14-18 : Tranchecaille
– Raymond Soudy, de la bande à Bonnot : L’homme à la carabine

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